ORIGINE DU CONCEPT DE BIOMINERALISATION

Les études fondamentales sur la carbonatogénèse en milieu naturel prouvent que les micro-organismes ont participé à la fabrication du carbonate de calcium suivant divers processus biochimiques et biologiques. Le carbonate précipité par les bactéries forme un cocon entourant la cellule bactérienne.

Les premières étapes de la précipitation passées, les bactéries s’organisent en édifices bio-cristallins obéissant peu à peu aux contraintes et aux lois de la cristallographie.

Au début des années 1980, une équipe de l’Université Pierre et Marie Curie (PARIS VI) est parvenue à produire des concrétionnements calcaires par la mise en culture en laboratoire de bactéries carbonatogènes extraites de sols ou d’encroûtements. Parallèlement à ces travaux fondamentaux, une solide expérience a été acquise dans la compréhension des phénomènes liés à l’interface roche / atmosphère. Des milieux extrêmes, du Grand Nord groenlandais au désert saharien, des croûtes naturelles calcaires se forment sur les surfaces rocheuses. Leur origine bactérienne ainsi que leur grande résistance à l’érosion ont pu être mises en évidence.
                       
                             ( Travaux de J- P Adolphe, J-F Loubière,1987).


Ces travaux ont fait l’objet en mars 1989 d’un dépôt de brevet, aujourd’hui exploité par la société Calcite Bioconcept.

Après un travail dans le laboratoire de microbiogéologie de l'Université de Nantes, une centaine de bactéries ayant un pouvoir carbonatogène a été sélectionnée. C’est un Bacillus qui a été choisi comme le micro-organisme le plus performant pour fabriquer un épiderme de carbonate de calcium à la surface d’une pierre. Issu de la flore tellurique naturelle, ce germe, hétérotrophe et aérobie, ne présente aucun danger ni pour l’homme, ni pour l’environnement
(Travail d'identification des souches et note de juin 1993 du Professeur Francis Gasser de l'Institut Pasteur de Paris).