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L’APPLICATION
AU TRAITEMENT DE LA PIERRE
L’idée d’appliquer le processus bactérien de fabrication de calcite à
la protection des pierres en œuvre est venue de l’expérience très ancienne
et empirique des ouvriers des carrières. Ils savaient qu’ils devaient
faire «sécher» les pierres fraîchement sorties de banc avant de les livrer
à la construction.
Ils les conservaient telles quelles, soumises aux intempéries durant plusieurs
mois, voire quelques années. Pendant ce laps de temps, la pierre créait
un épiderme protecteur : la carbonatogénèse bactérienne
a dû intervenir, stimulée par une flore calcifiante, intrinsèque,
issue des micro-fissures de la pierre.
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La première expérimentation en vraie grandeur de ce procédé a été
effectuée sur l’Eglise Saint-Médard de Thouars (classée monument
historique) dans les Deux-Sèvres, en 1993.
Pendant plusieurs années, des campagnes de suivi ont été menées
sous le contrôle du L.R.M.H. (mesures d’absorption d’eau, colorimétrie,
épaisseur du calcium néoformé) et ont permis de constater les effets
de protection. En effet, les mesures d’absorption d’eau permettent
de calculer un pourcentage de la diminution de la perméabilité de
la pierre, ce qui est un des critères de quantification de l’efficacité
du traitement.
Aujourd’hui, même si on observe une dégressivité
normale huit ans après le traitement, on peut constater que
la présence du biocalcin diminue encore la perméabilité
de la pierre d'un maximum de 50%.
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Ci-dessous
: les sphères de cristobalite
sont dégagées de la gangue de carbonate.
Ci-dessous
: le voile de biocalcite apparaît nettement reliant les
sphères de cristobalite.

Ci-dessus
:La porosité est comblée par les corps bactériens
calcifiés sans toutefois obstruer la totalité des
micropores permettant au tuffeau de continuer de respirer.
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